mardi, 11 octobre 2011

Obervation de soi

 

par soi-même

ou par soi interposé

Les moments d’écriture même s’ils se font à propos de tout et de rien, de griffonnages peut-être, signifient une prise de contact avec soi, comme Verlaine faisait de la prose sans le savoir.

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L’acte d’écrire autorise la lecture de nos livres intérieurs,

quelquefois écrits en lettres de sang au fond de nos cœurs.

Une voix, une petite voix diraient certains, sur laquelle règne l’impossibilité de mettre un visage susurre silencieusement à l’oreille, les mots et les pensées d’un fil créateur à suivre, qui nous parle des autres et individuellement de nous, de situations rencontrées et analysées.

L’humeur du moment nous projette dans l’avenir ou nous donne envie de sourire dans le rétroviseur, ou encore de songer au présent. Nous cherchons ce qui nous habite comme d’autres tentent de parcourir des espaces géographiques toujours nouveaux.

Le rayon de notre imaginaire élargit sa sphère d’investigation, pour aller au devant d’environnements autres que nous côtoyons au fond de nous, sans le savoir.

L’imaginaire se nourrit des informations que nous lui apportons, qu’il digère et transforme pour s’inscrire dans la création.Il ne sert cependant à rien de le trop nourrir en de multiples sources de curiosités externes, dont il finit par saturer.

Notre imaginaire a besoin d’une douce approche. Il est comme un animal peureux, effrayé lorsque nous le forçons,  qui a besoin d’être apprivoisé et mis en confiance. La création a besoin de liberté pour s’épanouir pleinement.

 

C’est dans cet état d’esprit que doit de mon point de vue se positionner un animateur d’un atelier d’écriture

 

Les résistances à l'oeuvre dans l'écrit

 

Les résistances dans l’écrit sont la manifestation de nos résistances psychiques par ailleurs en œuvre dans notre vie quotidienne, dans nos échanges et nos rencontres.

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Les résistances psychiques sont des protections que l’individu met en place consciemment pour certaines et inconsciemment pour d’autres. Elles sont à l’image des résistances que notre organisme physique utilise pour se défendre des agressions que sont par exemple les virus ou autre danger pour la survie. En d’autres termes, sans capacité de résistance, point de survie. Les vaccins préviennent par une réaction de l’organisme de l’individu, l’apparition de maladies graves.

Pas de survie non plus, sans système de résistance psychique aux agressions, aux traumatismes, aux intrusions éventuelles d’autrui. Les traumatismes de l’enfance font office de vaccin dans la mesure où ceux-ci n’auront pas été trop destructeurs.

Les résistances se manifestent par le biais des peurs qui sont présentes en certaines situations, par l’incapacité ou le refus apparent de se remettre en question, par l’hyper - intellectualisation qui met systématiquement les émotions à distance, par la confusion dans la compréhension d’un sujet qui interdit de penser plus avant. Elles viennent dire un danger qu’il convient de prendre en compte, même si celui-ci paraît hypothétique et fictif, voir irrationnel. La notion de danger associée à celle d’intrusion ressentie comme violente, demande toujours d’être impérativement respectée, de part sa raison d’être, même si le sens échappe parfois. En d’autres termes, il s’agit de ne pas vouloir toujours et à tous prix comprendre et chercher à savoir, mais aussi accepter au moins pour un temps, de stagner dans le non faire, parce que les plaies ont aussi une capacité à s’auto guérir.

Nous retrouvons ces mêmes résistances à l’œuvre dans l’acte d’écriture, notamment par le biais de la confusion qui trouble la concentration autour d’un sujet spécifique ou/et de l’illusion de ne pouvoir élargir le champ de l’imaginaire. L’écriture ne se fait pas dans le forcing mais en s’aimant soi-même et en se respectant, en acceptant en certains moments face à certains sujets, d’être non productifs.

jeudi, 06 octobre 2011

Lettre de l'auteur du blog

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Je ne suis malheureusement pas tombé dedans quand j’étais petit et pourtant j’adore passionnément les ateliers d’écriture. Il y en a sous différentes formes, visant en des objectifs différents et orientés en fonction du savoir être de l’animateur.

 Ceux que j’ai animés auprès des adolescents dans des phases dites thérapeutiques, ont une spécificité bien particulière. L’objectif n’a pas été de vouloir à tous prix, au travers de l’écriture, extirper les sombres idées qui voyagent parfois dans la tête des adolescents. Il s’est plutôt agi, de voyager avec eux de fleur en fleur dans l’univers de leurs vies respectives. L’attention tout à coup, par le biais d’un thème proposé de manière amusée, ludique et rassurante, s’est fixée sur une particularité de leur vie et de leur environnement proche. La concentration vient d’elle-même lorsque le plaisir nait. Plus tard, les souffrances vécues, les pleurs du quotidien arrosent les fleurs du jardin secret de l’enfant, qui ne demandaient qu’à s’épanouir.

Nous avons, nous les adultes, chacun notre manière d’interpeler les adolescents et les enfants, de les intéresser. L’écriture amusante est un bon vecteur de communication intergénérationnelle  …

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Il s’agit à présent de passer à une autre phase de développement de l’atelier « Ludocriture » pour s’adresser plus avant aux adultes. Des exercices spécifiques à réaliser personnellement, individuellement, dans une relation de solitude de soi avec soi, que chaque participant aura la volonté et/ou le désir de s’offrir. Chaque exercice écrit et renvoyé par e-mail, sera l’occasion d’une discussion élargie autour du vécu du thème proposé. Pour ceux qui en ont envie, des échanges plus directs par la voie de « Skype », pourront être organisés

 

                          L’ exemple d’un thème parmi mille  et un autres

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Un beau jour, ou était-ce une nuit, vous décidez pour les générations futures, de ranger dans une malle au fond du grenier, des objets, des écrits, des pensées, des symboles, des photos, des traces, des souvenirs, des parfums et des confidences… qui ont marqué votre vie.

Que choisissez-vous, tranquillement et avec réflexion, de ranger dans cette malle à la contenance limitée, en tâchant d’aller à l’essentiel ?

 

Un autre sujet

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Vous ne parvenez pas à déterminer si vous êtes réellement intuitif ou intuitive, vous ne croyez pas à la voyance et douter des prédictions, vous ne savez pas lire dans le marc de café vous ne savez pas interpréter la forme des nuages, comme le faisaient les Romains.

Pourtant ce soir et juste pour le plaisir, assis ou assise dans le silence d’une nuit d’automne qui tombe comme une pluie douce et fine, vous décidez de tenter en fonction de votre imaginaire personnel, de déterminer l’avenir de la société

Avant de passer à autre chose, laissez votre imaginaire

déployer ses ailes !

 

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