mardi, 11 octobre 2011
Obervation de soi
par soi-même
ou par soi interposé
Les moments d’écriture même s’ils se font à propos de tout et de rien, de griffonnages peut-être, signifient une prise de contact avec soi, comme Verlaine faisait de la prose sans le savoir.

L’acte d’écrire autorise la lecture de nos livres intérieurs,
quelquefois écrits en lettres de sang au fond de nos cœurs.
Une voix, une petite voix diraient certains, sur laquelle règne l’impossibilité de mettre un visage susurre silencieusement à l’oreille, les mots et les pensées d’un fil créateur à suivre, qui nous parle des autres et individuellement de nous, de situations rencontrées et analysées.
L’humeur du moment nous projette dans l’avenir ou nous donne envie de sourire dans le rétroviseur, ou encore de songer au présent. Nous cherchons ce qui nous habite comme d’autres tentent de parcourir des espaces géographiques toujours nouveaux.
Le rayon de notre imaginaire élargit sa sphère d’investigation, pour aller au devant d’environnements autres que nous côtoyons au fond de nous, sans le savoir.
L’imaginaire se nourrit des informations que nous lui apportons, qu’il digère et transforme pour s’inscrire dans la création.Il ne sert cependant à rien de le trop nourrir en de multiples sources de curiosités externes, dont il finit par saturer.
Notre imaginaire a besoin d’une douce approche. Il est comme un animal peureux, effrayé lorsque nous le forçons, qui a besoin d’être apprivoisé et mis en confiance. La création a besoin de liberté pour s’épanouir pleinement.
C’est dans cet état d’esprit que doit de mon point de vue se positionner un animateur d’un atelier d’écriture
18:46 Publié dans Recontre avec Soi | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note






Commentaires
Oui mais cultiver sa curiosité n'est-il pas le meilleur moyen de laisser libre cours à son imaginaire?
Écrit par : Sébastien | mercredi, 12 octobre 2011
Écrit par : Jean | mercredi, 12 octobre 2011
Quand je pense à la curiosité, je pense à une nourriture spirituelle.
Pour moi, être curieux, c'est faire la démarche intellectuelle de s'intéresser à quelque chose qui ne nous est pas directement accessible.
Cette curiosité doit pouvoir nous apporter une certaine richesse humaine, culturelle ou spirituelle.
De cette expérience, nous ne pouvons qu'élargir les limites de notre imaginaire.
Nous en serons forcément influencé(e)s, mais la réflexion que cette curiosité nous aura apportée ne pourra qu'être bénéfique au processus de création, quelqu’en soit la finalité.
Écrit par : Sébastien | jeudi, 20 octobre 2011
En ce qui concerne + spécifiquement la curiosité: oui, elle est un élément incontestable d'un cheminement spirituel cependant que si elle ne s'inscrit pas dans le champ de l'expérience vécue, elle ne parvient pas à s'incarner, à être assimilée pleinement tel qu'entendu dans les termes de connaissance de soi
Encore une fois si je peux me permettre, oui à la curiosité, oui à la réflexion mais aussi oui à l'expérience personnelle d'observation de ce qui se passe en soi
Ciao l'ami
Écrit par : jean | vendredi, 21 octobre 2011
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