mardi, 11 octobre 2011

Les résistances à l'oeuvre dans l'écrit

 

Les résistances dans l’écrit sont la manifestation de nos résistances psychiques par ailleurs en œuvre dans notre vie quotidienne, dans nos échanges et nos rencontres.

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Les résistances psychiques sont des protections que l’individu met en place consciemment pour certaines et inconsciemment pour d’autres. Elles sont à l’image des résistances que notre organisme physique utilise pour se défendre des agressions que sont par exemple les virus ou autre danger pour la survie. En d’autres termes, sans capacité de résistance, point de survie. Les vaccins préviennent par une réaction de l’organisme de l’individu, l’apparition de maladies graves.

Pas de survie non plus, sans système de résistance psychique aux agressions, aux traumatismes, aux intrusions éventuelles d’autrui. Les traumatismes de l’enfance font office de vaccin dans la mesure où ceux-ci n’auront pas été trop destructeurs.

Les résistances se manifestent par le biais des peurs qui sont présentes en certaines situations, par l’incapacité ou le refus apparent de se remettre en question, par l’hyper - intellectualisation qui met systématiquement les émotions à distance, par la confusion dans la compréhension d’un sujet qui interdit de penser plus avant. Elles viennent dire un danger qu’il convient de prendre en compte, même si celui-ci paraît hypothétique et fictif, voir irrationnel. La notion de danger associée à celle d’intrusion ressentie comme violente, demande toujours d’être impérativement respectée, de part sa raison d’être, même si le sens échappe parfois. En d’autres termes, il s’agit de ne pas vouloir toujours et à tous prix comprendre et chercher à savoir, mais aussi accepter au moins pour un temps, de stagner dans le non faire, parce que les plaies ont aussi une capacité à s’auto guérir.

Nous retrouvons ces mêmes résistances à l’œuvre dans l’acte d’écriture, notamment par le biais de la confusion qui trouble la concentration autour d’un sujet spécifique ou/et de l’illusion de ne pouvoir élargir le champ de l’imaginaire. L’écriture ne se fait pas dans le forcing mais en s’aimant soi-même et en se respectant, en acceptant en certains moments face à certains sujets, d’être non productifs.

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