lundi, 22 août 2011
Les repères du sacré
Au cours des siècles précédents, les penseurs indiquaient à la population ce qui était sacré de ce qui ne l’était pas, en tant que repères orientés induisant une adaptation des comportements. Les moeurs et les temps changent au point où aujourd’hui la notion de sacré est plus difficile à définir

Il y a dans la population, de nos villes comme de nos campagnes, les gens qui croient sous diverses formes et ceux qui ne croient pas en l’existence d’un être supérieur. Nous bénéficions encore et heureusement de la liberté de nos convictions personnelles, que la plupart d’entre nous, ressentons intimement.
Nous bénéficions aussi et heureusement de la possibilité de nous questionner personnellement à propos de ce qui paraît sacré à nos yeux, variable d’une personne à l’autre. Il est souvent et de ce point de vue, plus aisé de marcher dans des pas processionnaires que de se forger une pensée personnelle.
Pourtant, les ressentis et les vécus personnels, dans un dialogue de soi avec soi à confronter aussi avec autrui, sont un champ d’investigation d’une richesse incomparable, tant dans le domaine du sacré que dans d’autres. Nous transportons avec nous et en nous le laboratoire qui nous permet d’orienter nos vies et nos comportements, pour peu que nous soyons attentifs à nos intuitions, à la qualité de nos relations à autrui, à ce qu’elles nous font vivre, pour peu que nous soyons quelque peu mais sans envahissement psychique, dans une certaine réflexion.
Notre liberté psychique intérieure nous autorise à mettre dans le domaine du sacré ce que l’on veut : serait-ce la beauté, l’harmonie, l’amitié, l’entraide, la vie elle-même, l’honneur, l’altruisme, le respect d’autrui et de ses valeurs, l’art, le sommeil, la ou les religions, la démocratie, le goût et les saveurs, les convictions, les souvenirs d’enfance, les relations amoureuses … toute une hiérarchie possible et composite peut être envisagé dans notre système de valeurs individuelles jusqu’à personnellement, avoir la conviction de s’élever au digne rang d’être véritablement un être humain, avec ses qualités et ses défauts, avec ses possibles et ses limites.
Dans un monde aux repères brouillés, dans lequel certaines personnes sont pour d’autres illusoirement classés au rang des dieux, où les réunions de foule prennent une apparence cérémoniale, il paraît essentiel que chacun parvienne dans un regard critique, à se définir un certain nombre de repères assurés, qui participent de l’affirmation de soi, de l’affermissement de la personnalité …
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